
Sous boc
J'étais serveuse au "Grand Café", dans le centre de Bruxelles avant. Et des fois, quand y avait personne à servir, je m'occupais.


Un week end à Saint Malo
Il y a trois semaines environ, avec mes acolytes, Cécile et Greg, on est allé à Saint Malo à l'occasion du Festival de bande dessinée, "Quais des bulles". Et même qu'on y allait pour passer à la radio sur France Bleue Armorique. La radio ça fait peur mais c'est rigolo. Petit compte rendu du voyage...
Le 23/10
" De l'autre côté des nuages, y'a le jour qui arrive. Il perce de bleu la couche grisâtre.
Aujourd'hui c'est un jour sans "Grand café", un jour qui commence le pouce levé, avec le mot traversée. Courte. Jusqu'à Rennes pour une histoire de radio. Rennes."
Aujourd'hui c'est un jour sans "Grand café", un jour qui commence le pouce levé, avec le mot traversée. Courte. Jusqu'à Rennes pour une histoire de radio. Rennes."
" Le R'N'B' ça met des coups dans le dos. Les beat s'acharnent sur le dossier en cuir de la petite BMW décapotable qui nous emmène jusqu'à Paris.
Sa voix c'est une caverne. Un accent néerlandais dans son anglais qui résonne sur les bouts de métal qui recouvrent ses dents. Notre chauffeur a des grands yeux noirs profonds. Il sourit. Sa compagne a moins de voix que le moteur de la voiture, du coup, je ne connais la connais pas. Tous les deux, ils filent de la Hollande à la capitale française pour un week end. Belle rencontre.
On retrouve les cow boys bleus à la française dans la station service. On est en France depuis une demi heure. Dehors, sur la route, la brume ressemble à une purée de cheuveux d'anges. Greg dit qu'on est dans un cube blanc Ikéa qui change de couleur."
Le 24/10
" C'est un matin rennais tout doux. Une nuit rythmée par des lattes de sommier cassé et des "Poom Tchak" qui veulent pas dormir et nous le font savoir.Un réveil dans la douche chaude de Martin qui nous a prété son appart et nous a acceuilli en se prenant la porte d'entrée dans la gueule. sa voix soulée de bières nous l'a dit : "Avec ou sans Dieu on t'accueille".
" C'est un matin rennais tout doux. Une nuit rythmée par des lattes de sommier cassé et des "Poom Tchak" qui veulent pas dormir et nous le font savoir.Un réveil dans la douche chaude de Martin qui nous a prété son appart et nous a acceuilli en se prenant la porte d'entrée dans la gueule. sa voix soulée de bières nous l'a dit : "Avec ou sans Dieu on t'accueille".

Le Blues du genou
" I WOKE UP THIS MORNING
IT WAS DARK OUTSIDE. 2X
IT WAS RAINING TODAY
AND THE FLOOR WAS FUCKING WET 2X
I WAS WALKING DOWN THIS FUCKING STREET
WHEN I FALL AND HURTED MY FUCKING KNEES. 2X"
" Le train nous emmène à Saint Malo. Dehors c'est la nuit, le jour se lève plus tard que nous. Au revoir Rennes, mon genou est plein de ton sol mouillé et a doublé de volume."

"On est tous les trois sur les rails de la BD. Le trio. on vient de passer à la radio. on vient de parler de nous, de nous trois, d'un bout de nous à chacun, au milieu des invités de Ronan. Ses invités à Ronan, c'est des auteurs de BD, des vrais. Et nous on était derrière les micros aussi. Ici, y'a une vue sur la mer. La mer elle est dehors et en Bretagne même s'il pleut, le ciel est plein de lumière."
"Après une ballade boiteuse sur la plage, de nouveau le train, de nouveau Bruxelles, de nouveau le " Grand café"".



Elle passait par là



Cette Bande dessinée je l'ai faite pour participer au concours "Jeunes talents", dans le cadre du festival d'Angoulême. Bon, étant donné que, avant il y a une semaine, je n'avais pas le temps d'écouter ce qui se passe autour, j'ai eu vent de ce concours il y a 5 jours et c'était à envoyer aujourd'hui au plus tard, cachet de la poste faisant foi. Du coup, voila, première participation à un concours de BD, première BD réalisée du A jusqu'au Z dans un délai de 5 jours, première histoire avec un flingue. Voila, c'est fait, j'adore les premières fois!
J'ai raté le soleil

Je l'ai raté avant qu'il se sauve. Au moins pour ce soir.
Quand je suis arrivée, il n'y avait plus que la tour du midi qui trônait de noir percé au dessus d'un océan d'immeubles. Un seul océan de noir. Endormi. Au moins pour cette nuit.
La tour du midi, seule reine de ce ballet de feu. Le ciel. C'est lui le feu. Il crie de orange intense, puis de doux jaune, avant de se lancer dans le bleu profond qui salue le violet précédant le marine nuit.
Quand je suis arrivée, ils en étaient là, la tour et le ciel. Un dialogue lent et sourd entre les deux. Il l'illumine, elle l'habille. Il lui offre son sacre, elle s'en pare pour le ballet. Au moins pour ce soir.
Et de l'autre côté, au loin la-bas, y'a l'atomium qui clignote. Vu d'ici, on dirait une publicité qui crie pour qu'on la voie.
C'est un soir d'automne. Un nouveau. Un soir qui arrive plus vite, qui invite la nuit avant qu'on l'aie vraiment voulue. Au moins pour une saison.
Message!!!
Le lézard a dit:
"Salut les cocos. je vous propose un deal. Jeudi prochain, c'est à dire après demain entre 21H50 et 22h00 on sera quelques idéalistes doux rêveurs à côté de leur pompes et fiers de l'être à éteindre nos lumières ainsi que tous les appareils électriques(si possible). Un petit moment dans la pénombre autour d'une bougie, juste le temps de raconter une bonne histoire de fantôme qui fait peur, "au milieu des ombres fantastiques".
Pour être honnête ça va pas vraiment concrètement éco
nomiser d'énergie instantanément. En effet l'énergie électrique produite par les centrales nucléaires n'est pas stockée. ce qui n'est pas utilisé est donc perdu. Le projet est bien plus fou qu'une économie de dix minutes. Le but de cette action est en fait de remettre en question la consommation faramineuse de fées électricité qui se trouvent(les pauvres chouttes) broyées dans nos lampadaires, néons, lampes de chevets, frigo, four mic
ro-ondes, ordinateurs en marche 24/24, nos télé toujours allumées et qui nous légumisent, j'en passe et des meilleurs...
Il faut tout d'abord savoir que l'intensité de l'activité d'une centrale dépend de la demande qu'on lui fait. Si l'on dépense l'énergie sans compter, la centrale nucléaire s'adapte. Mais si les dépenses venaient à diminuer, alors l'activité nucléaire, et par
là même l'amoncellement des déchets radioactifs, serait forcer de suivre la tendance. malheureusement le fait même que la production d'énergie soit énorme nous amène à penser cette énergie comme étant inépuisable et nous pousse à la consommation vorace, insouciante. Et vu les gros sousous qui sont engrangés dans l'affaire, l'Etat, les publicités font tout pour entretenir cette course à la consommation. Et avec les villes qui s'é
tendent et tout et tout, c'est de pire en pire. Du coup plus ça va et plus on chie dans la bouche de Pacha Mama. Mais se faisant on chie aussi sur nos propres têtes, et ça on finira bien par s'en rendre compte violemment tot ou tard. mais si on pouvait réagir avant que la merde ne nous étouffe(spécial cass'dédi au cauchemar de la Marie), ça peut être chouette.
Ces dix minutes seront l'occasion de penser à tout ça, d'écouter un peu de silence, de regarder la pénombre danser au rythme de votre souffle qui fait vaciller
la flamme de la bougie, de voir toutes ces choses qu'on voit tellement mieux quand il fait sombre... et de se foutre la frousse entre amis en faisant des grimaces au dessus de la chandelles: baaaahhaaallabouhébouhaaaa...
Si la réaction est massive, elle peut avoir un impacte. Si on est dix sans doutes que ça sert pas à grand chose, mais ce sera quand même poétique. Rien que pour la beauté du geste ça peut valoir le coup. Et ceux qui se disent: ça n'aura pas d'impact ça sert à rien que je le fasse. Vous savez ce que j'en pense!!!
Evidemment, cette action ne sert pas à se donner bonne consci
ence(elle n'entraînera aucune économie immédiate d'énergie) mais bien plutôt à se conscientiser. Cette action seule ne suffit pas, elle doit vous amenez à repenser votre façon de consommer et de vous comporter face notre "home"
Voila le flyer que j'ai réalisé avec Cécile Quéau, "celle qui en fait des pages!":

Ballet d'errances à la nantaise
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Un rire et des cheveux
Je suis plantée dans la rue.
Une femme à la féminité bourrue apparaît. Il lui manque des dents, le teints foncé mais pas plus, miel. Cheveux châtains, attachés dans une queue qui tombe jusque dans le haut de son dos.
- Vous cherchez que'que choz' mad'moiselle?
- Heu...Oui.. C'est juste pour savoir... Si y'a mon domaine dans cette boîte d'intérim...
Elle mord dans son croissant. Sa tenue, long tee shirt sur jupe, crie de rouge et de fleurs jaunes. Elle mâche.
- Bah faut entrer et d'mander hein!
- C'est pas faux...
- Allez, bon courage!
- Merci Madame... Bonne journée...
Elle repart en riant. Ses formes se balancent dans tous les sens.
La pluie lance des attaques. J'me suis coupé les cheveux, comme si ils étaient courts mais ils sont toujours longs. Ils sont attachés dans une queue qui tombe jusque dans le bas de mon dos. Y'a des mouettes, pleins de sirènes qui résonnent, elles ne chantent pas comme à Bruxelles, leur son ne veut pas dire grand chose.
Je la recroise. Elle me dit que j'ai des beaux cheveux, qu'elle les veut. Elle se dandine et me montre son dos.
- Moi aussi bientôt y s'ront comme ça! Hé! avant y z'étaient longs jusqu'à là!
- Et ben moi ils m'arrivent là!
Je me dandine et lui montre mon dos. Elle éclate de rire, sa voix est un peu encombrée. Ses dents pleines de trous s'ouvrent au ciel. Il se met à pleuvoir.
- Allez! Au r'voir hein!
Elle rit.
- Bonne journée madame!
Son rire la suit jusque dans son troquet.
Des fois, on oublie où on est. On croise quelqu'un qui emmène dans un Endroit hors d'une ville.
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